Mon cinéma à moi
Après le dîner aux anges et chez les anges, il y a eu le cinéma de 22h. 22h dans un cinéma d'arts et essais, c'est un truc de la ville ça.. Le dernier Guédiguian... Lady Jane, nouveau genre , polar brutal mais juste, avec une scène que je retiendrais où tout un quartier enfile des manteaux de fourrure volés, et des acteurs qui nous font croire à leur histoire alors qu'on les a déjà vus dans d'autres histoires auxquelles on a déjà cru...
Ciné en amoureux et rues de la nuit, remplies de fumeurs qui fument à la porte des bars..
Comme à la campagne, il a fait la grass'mat' jusquà midi mais à la ville. Il a fait remarquer qu'il n' y avait pas trop de bruits dans l'appart' de ses enfants, en plein centre ville.
Elle a couru les rues dès son réveil. Petit dèj dans un café. Puis caressé tant du regard que des mains, les livres de sa librairie préférée, celle là même où le jour de ses 50 ans, en juillet dernier, elle était venue se les fêter en solitaire.... craqué pour le dernier tome de AYA et traîné dans les rues jusqu'à une place où se jouait un spectacle de rue sur le tri sélectif et retrouvé par là le plaisir entier de vivre à la ville.
Terminé par un 1h et demi de 7 courts métrages sur la planète au naturel et ses ressources avec un "écoute petit homme"qui résonne...
Il était temps de rentrer dans la petite montagne où leurs enfants en vacances dans leur maison à la campagne, les attendaient. Lorsqu'ils étaient venus vivre ici, elle pensait que ce serait jusqu'aux 16 ans de leur aînée... Et voilà que le dernier aurait bientôt 13 ans... elle avait pensé que les petits, ça s'élève mieux à la campagne et les grands à la ville... Elle avait tout de suite regretté la grande et vraie bibliothèque, le théâtre, la proximité des activités, les commerces ouverts toute la journée et après 19h le soir... Mais elle avait aimé les paysages et la "maison comme si on était toujours en vacances". elle avait un peu oublié le 5ème arrondissement....et plus encore le HLM à Villejuif et même quand elle retournait là-bas, elle trouvait l'air étouffant et les gens tristes et elle y vantait la bouchère et la fromagerie et toute la qualité de vie de leur nouveau chez eux.
Elle se voyait comme "une de la ville à la campagne", nostalgie de l'une et de l'autre et en rentrant dans la maison où ronronnait la châtelaine Godin qui avait été un rêve de campagne quand elle habitait la ville, elle a respiré très fort et goûté à la joie profonde de retrouver l'air d'ici qu'on oublie parfois à trop y vivre. Ne restait plus qu'à écrire... plume de ville ou de campagne.......

